Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu - INTERVIEW avec Ary Abittan, Frédéric Chau, Medi Sadoun et Noom Diawara


A l'occasion de la sortie au cinéma du film Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu, j'ai eu la chance de pouvoir interviewer le quatuor comique composé d'Ary Abittan, Frédéric Chau, Medi Sadoun et Noom Diawara. Au programme ? Un petit débat sur le racisme perçu en France, les pires clichés vécus, la Marseillaise et même la Coupe du Monde de football 2014 au Brésil. 

Et comme vous pouvez vous en douter, les 4 acteurs sont aussi cool en vrai qu'à l'écran. Disponibles, drôles et très intéressants à écouter, j'ai passé 15 très bonnes minutes à parler avec eux. Sérieusement, cela faisait longtemps que je ne m'étais pas autant "amusé" en interview et je les en remercie.

Si vous avez envie de découvrir l'intégralité de mon entretien avec eux, je vous donne rendez-vous sur PureBreak. Et comme je suis gentil, je vous poste un petit avant-goût ici.

"On peut rire de tout à la seule condition : que ce soit drôle"

Dans le film, l'un des personnages sort cette phrase : "Au fond, on est tous un peu raciste". C'est une vision pessimiste que vous partagez également ?

Medi Sadoun : Non non, ce ne sont que des préjugés. C'est l'inconnu de l'autre qui fait ça.
Ary Abittan : C'est pas que nous sommes tous racistes. C'est juste qu'on a tous des préjugés sur chacun. Et les préjugés c'est quoi ? C'est l'ignorance, la peur de la mixité. Et c'est pourtant ce qui fait la richesse de la France. Je parle en tant que français, on est fiers d'avoir vécu dans des banlieues, parce que c'était cette mixité qui nous a amené à être ce qu'on est aujourd'hui, à être comiques et à pouvoir se vanner tous ensemble.
Frédéric Chau : Oui, puis le choc des cultures c'est finalement un super moteur pour les situations comiques. Ma communauté asiatique confrontée à la communauté française ou autres, ça va générer pas mal de situations comiques.

Vous pensez qu'un tel film jouant justement sur ce choc des cultures et la tolérance, peut aider à faire évoluer les mentalités ?

Medi Sadoun : Bien sûr.
Ary Abittan : Ce film tombe à point nommé. Et j'ai l'intime conviction qu'il se passe même quelque chose de ouf avec ce film. Non seulement ça fait évoluer les mentalités, mais à chaque projection, on dirait qu'on a gagné France-Brésil. Ça me rappelle la France Black-Blanc-Beur. Les gens sont contents, sont heureux... Ils viennent de 7 à 77 ans. On vit tous les soirs un France 98.
Noom Diawara : Y a même un mec qui l'a évoqué d'ailleurs.
Frédéric Chau : Ouè, il avait dit "La dernière fois que j'ai vécu un truc comme ça, c'était en 98."
Medi Sadoun : En espérant que le livre ne se referme pas cette-fois...

(...)

Donc il est réellement possible de rire de tout avec tout le monde ? Ce n'est pas qu'une simple utopie ?

Ary Abittan : Et bien ce film est vraiment l'archétype du fait qu'on peut rire de tout, de tous, et avec tout le monde. A la seule condition : que ce soit drôle.
Noom Diawara : Et que ça parte d'un bon sentiment. Quand c'est drôle, c'est drôle, y a personne qui est vexé, tout le monde rigole.
Medi Sadoun : On connaît tous le proverbe "Qui aime bien, châtie bien". Quand on aime quelqu'un, on aime le vanner et la personne vannée sait qu'elle est aimée, personne n'est susceptible.

Pour retrouver l'intégralité de l'interview, rendez-vous sur PureBreak.

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